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Ce que veut le peuple

Le président de la République, Kaïs Saïed, prononcera ce matin devant la plénière de l’Assemblée, juste après la prestation de serment, le discours d’investiture qui inaugurera son mandat de cinq ans à la tête du pays.
La campagne électorale discrète menée par Kaïs Saïed s’est donné pour mot d’ordre : «Le peuple veut !». Un slogan qu’ont scandé, du nord au sud du pays, les manifestations populaires qui ont conduit à la révolution.
De sorte qu’il est utile d’estimer que le nouveau chef de l’Etat considère, neuf ans plus tard, que les attentes du peuple restent à concrétiser et qu’il se propose de le faire durant son mandat. De manière juste et équitable.
Et les 72,71% de voix qu’a recueillies le Président Saïed marquent un appui massif de la part des Tunisiens qui fait figure d’un véritable plébiscite qu’il est, désormais, redevable de mériter tout au long de son exercice.
En renversant le régime le 14 janvier 2011, suite à tout un mois d’une révolte massive dans tout le pays, la population, dont une forte proportion de jeunes, a revendiqué à pleins poumons «le pain, la liberté et la dignité nationale» et a clairement formulé des revendications urgentes et crédibles.
Or, ces revendications se sont précisées et enrichies entre 2011 et 2019, à mesure que l’exercice du pouvoir a dévoilé son échec flagrant à réaliser les attentes populaires.
C’est pourquoi le nouveau président de la République se propose, ce matin, de formuler à l’adresse des députés du mandat écoulé et de l’ensemble du peuple tunisien sa vision de la réforme nécessaire et ses propositions sur les questions essentielles qui posent problème.
Ces questions ont été ressassées et sont désormais connues de tous. D’abord, redonner à l’Etat son autorité et doter l’administration publique de l’efficacité et de la célérité nécessaires. Ensuite, combattre radicalement et efficacement la mauvaise gestion et la corruption. Enfin, donner d’urgence des emplois aux jeunes, tout en réformant l’économie et les finances dans le sens d’un dépassement de la crise qui sache relancer durablement la création d’entreprises et d’emplois.
Tout cela exigera une profonde réconciliation nationale et une défense solidaire de la crédibilité du pays auprès des investisseurs du monde entier, ainsi qu’une exploitation intensive et sans faille du génie de notre peuple et de toutes nos ressources et capacités.

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